Une campagne pas tout à fait humaine
À Rotterdam-Nord, les quartiers Blijdorp, Bergpolder et Liskwartier ne s’attendaient sûrement pas à ça. Patricia Reichman, nouvelle élue de 59 ans, a fait le buzz… avant même de siéger.
Pour séduire les électeurs, elle a eu recours à un outil d’intelligence artificielle pour retoucher sa photo de campagne.
Résultat : sur l’affiche, Patricia semble avoir rajeuni d’une bonne vingtaine d’années. Les réseaux sociaux néerlandais se sont enflammés, et son propre parti, Leefbaar Rotterdam, a eu du mal à contenir son hilarité et sa colère.
Certains membres évoquent une « fraude esthétique », d’autres un « Photoshop du futur ».
Mais le scandale ne s’arrête pas là : Patricia ne résiderait même plus dans le quartier qu’elle prétend représenter, ayant cédé sa maison à son fils depuis quelques années. Les habitants découvrent donc une élue presque virtuelle, au sens propre comme au figuré.
Exclusion, défi et selfies improbables
La direction du parti n’a pas tardé à réagir : exclusion immédiate. Patricia Reichman est donc désormais indépendante, sans étiquette, prête à siéger malgré la polémique.
Lorsqu'elle a été contactée, elle a assumé sa retouche, expliquant qu’elle « faisait beaucoup plus jeune que son âge ». Et pourquoi pas, après tout ? L’IA n’a-t-elle pas inventé le filtre beauté ultime ?
Sur les réseaux sociaux, c’est le festival : mèmes, GIFs et détournements à gogo. Les internautes imaginent Patricia dans un clip de K-pop ou en influenceuse TikTok, avec des filtres impossibles.
Même les médias étrangers s’y intéressent, fascinés par cette campagne où réalité et virtualité se mélangent comme jamais.
Les habitants de Blijdorp, Bergpolder et Liskwartier, eux, oscillent entre amusement et scepticisme : auront-ils vraiment une élue « authentique » dans leur conseil ?
Quand la politique devient… un filtre Instagram
Patricia Reichman poursuit son mandat avec son allure virtuelle, et Rotterdam-Nord devient le théâtre d’une expérience politique digne d’un épisode de série satirique.
Moralité : dans la vraie vie comme sur les réseaux, un filtre peut parfois coûter cher… même en politique.












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